L’année 2025 a été une montagne russe pour Daniil Medvedev. Le Russe, ancien numéro 1 mondial, a connu une nette baisse de régime avant de terminer la saison sur une note nettement plus encourageante. Reparti du bon pied, Medvedev semble prêt à rebondir avec détermination en 2026, fort d’une fin d’année prometteuse et d’un soutien renouvelé de la sphère tennistique. Décryptage.
Méforme passagère : 2025, une saison à oublier… ou presque
Daniil Medvedev avait clôturé 2024 sur une note stable, occupant la 5e place du classement ATP. Mais 2025 a bouleversé cette dynamique : blessures mineures, irrégularité et sorties prématurées dans plusieurs tournois ont contribué à une descente jusqu’à la 13e place mondiale. Pour un joueur habitué aux joutes du top 5, cette régression invite à la réflexion.
En Grand Chelem, Medvedev n’a pas franchi les demi-finales, et il a notamment déçu à Roland-Garros et Wimbledon, deux tournois où l’on attendait plus de régularité de sa part. Sur surface dure, pourtant historiquement son terrain de prédilection, ses résultats ont été mitigés, loin de sa domination de 2021-2022.
Mais alors que certains observateurs commençaient à s’interroger sur une éventuelle fin de cycle, Medvedev a surpris : à partir d’octobre, le Russe a enclenché une dynamique porteuse.
Fin de saison 2025 : l’étincelle kazakhe ravive la flamme
Le déclic est venu de l’Open d’Almaty au Kazakhstan. Dans un tournoi peu exposé médiatiquement mais relevé sur le plan technique, Medvedev a remporté son premier titre depuis près de deux ans. Un succès qui a agi comme un catalyseur psychologique. Derrière, à l’Open de Chine, il a atteint les demi-finales, affichant un niveau de jeu retrouvé face à des adversaires de calibre. Au Masters de Shanghai, il a bousculé Alcaraz malgré une défaite en trois sets accrochés, puis il a enchaîné avec un quart de finale solide au Masters 1000 de Paris.
Ces performances, bien que ponctuelles, ont témoigné d’un retour en forme, particulièrement sur le plan mental. On l’a vu plus serein sur le court, moins sujet aux sautes d’humeur et nettement plus tranchant en retour de service, l’un de ses atouts majeurs.
Mansour Bahrami croit en son retour dans le top 10
Présent à un tournoi d’exhibition en Russie en décembre, Mansour Bahrami ne tarit pas d’éloges sur le Moscovite : « Daniil Medvedev a été bien meilleur en fin d’année. Il a été numéro un mondial, c’est un grand joueur, et il l’a été pendant les 10 dernières années. Je pense qu’il reviendra assurément dans le top 10, je n’ai aucun doute là-dessus » (source : The Tennis Gazette).
Cette déclaration confirme le sentiment partagé par bon nombre d’experts : Medvedev n’a pas dit son dernier mot. À bientôt 30 ans, il dispose encore d’un bagage tactique et physique important pour rivaliser avec la nouvelle génération menée par Alcaraz, Sinner et Rune. Son style peu académique combiné à une intelligence de jeu remarquable pourrait bien faire de lui l’un des ténors du circuit en 2026.
Quels enjeux pour 2026 ?
Le principal défi de Medvedev sera la régularité. En réduisant les fluctuations de niveau, notamment sur terre battue et herbe, il pourra maximiser ses chances d’aller loin en Grand Chelem. Il devra également composer avec une concurrence dense, entre la force montante des jeunes et le retour d’anciens blessés comme Nadal ou Zverev.
Par ailleurs, la gestion de son calendrier (choix des tournois, récupération) sera cruciale. À l’heure où les carrières se prolongent au-delà de 30 ans, Daniil a toutes les cartes en main pour reconstruire une trajectoire ascendante.
Une chose est sûre : si les voyants physiques restent au vert, 2026 pourrait bien marquer le grand retour de Medvedev dans le gotha du tennis mondial.