L’année 2025 restera comme l’une des plus sombres dans la carrière de Stefanos Tsitsipas. Entre blessures récurrentes, performances en berne et une rupture douloureuse avec Paula Badosa, tous les éléments se sont alignés dans le mauvais sens pour l’ex-numéro 3 mondial. Décryptage d’une saison cauchemardesque.
Une rupture très médiatisée et lourde de conséquences
En couple depuis 2023, Stefanos Tsitsipas et Paula Badosa formaient un duo glamour et très suivi sur le circuit. Leur séparation en 2025, après près de deux ans de relation, a fait grand bruit. Mais au-delà de l’impact médiatique, c’est surtout sur le plan émotionnel que le Grec a le plus souffert.
Sa mère, Julia Tsitsipas, ancienne joueuse professionnelle, s’est confiée avec sincérité à un média russe sur cette période difficile. Elle explique que cette rupture a profondément affecté son fils : « Quand j’étais joueuse de tennis, je pensais qu’un homme ne devait pas montrer ses émotions. Mais Stefanos a souffert, et j’ai réalisé que les hommes peuvent être très sensibles dans ce genre de situation », a-t-elle reconnu (source : sport-express.ru).
Dès le début, leur relation a été fragile, marquée par des blessures et la distance. Badosa était éloignée des courts pour cause de douleurs dorsales, tandis que Tsitsipas n’était pas épargné par les pépins physiques, rendant leur quotidien encore plus complexe à gérer. Cette accumulation de difficultés a sans doute accentué la détresse intérieure du champion grec, moins en confiance et plus fébrile sur les courts.
Un déclin sportif préoccupant
Sur le plan purement sportif, l’année 2025 de Stefanos Tsitsipas a été largement en deçà de ses standards. Après avoir atteint les sommets du classement ATP entre 2019 et 2022, avec notamment une finale à Roland-Garros en 2021 et plusieurs titres en Masters 1000, le joueur grec a vu sa carrière sérieusement régresser.
En 2025, il a été freiné par des blessures musculaires à répétition, qui ont perturbé sa préparation et l’ont contraint à zapper plusieurs tournois majeurs. Résultat : des éliminations prématurées à Wimbledon et en Coupe Davis, des performances poussives en Masters 1000, et un arrêt prématuré de saison dès septembre !
Il n’a fait son retour que pour un match d’exhibition sans enjeu en Arabie saoudite en décembre, un signal qui souligne son besoin de se remettre progressivement en selle.
Le classement ATP reflète cette spirale négative : Tsitsipas a terminé l’année à la 34e place mondiale, soit son pire classement depuis 2017. Un choc pour celui qui a longtemps été perçu comme l’un des successeurs attendus du Big Three.
Vers une renaissance en 2026 ?
Malgré cette saison noire, tout n’est pas perdu pour Stefanos Tsitsipas. À 27 ans, il a encore le temps de se ressaisir. Son engagement pour disputer la United Cup en janvier 2026 est un signal positif. Cette compétition par équipes mixtes, qu’il affectionne particulièrement, pourrait lui permettre de relancer son mental et son jeu dans un climat collectif plus serein.
L’essentiel pour le Grec sera de se recentrer sur lui-même : retrouver sa rigueur physique, reconstituer une cellule de performance cohérente autour de lui (coaching, kiné, mental), et surtout gagner à nouveau en stabilité émotionnelle. Le tennis est autant un sport de corps qu’un sport de tête, et Tsitsipas a montré par le passé qu’il sait revenir fort après des périodes creuses.
Reste à voir s’il saura transformer cette année 2025 en tremplin motivationnel, ou si cette spirale négative marquera durablement un tournant dans sa carrière. Une chose est sûre : les prochains mois s’annoncent décisifs pour l’avenir du joyau grec.