À 40 ans, Stan Wawrinka n’a rien perdu de sa rage de vaincre. Le triple vainqueur en Grand Chelem a lancé sa saison 2026 – la dernière de sa carrière – avec une prestation inspirante sur les courts australiens de Perth, lors de l’United Cup. Un message fort envoyé à ceux qui le pensaient en retrait : Wawrinka ne vient pas pour faire de la figuration.
Une entrée en matière symbolique face à Arthur Rinderknech
Samedi 28 décembre 2025, l’United Cup marquait le coup d’envoi d’une saison au goût particulier pour Stan Wawrinka. Annoncée début décembre, sa retraite à venir à la fin de l’année 2026 teinte chaque apparition d’une dimension émotionnelle et stratégique unique. Ce premier match contre le Français Arthur Rinderknech avait donc une saveur symbolique.
Et pourtant, c’est sans nostalgie excessive que le Vaudois a abordé ce duel. Loin de jouer sur la corde sensible, Wawrinka a fait parler son tennis : puissant, engagé, parfois brut mais toujours tactique. Après un combat de plus de trois heures, il s’est imposé dans un match tendu, permettant à la Suisse de mener 2-0 dans la rencontre par équipe.
« C’est incroyable de commencer l’année comme ça », a-t-il réagi au micro officiel de l’ATP après la rencontre. Visiblement ému, il a souligné l’intensité du match et l’énergie incroyable qu’il a ressentie de la part du public australien, toujours passionné par son style spectaculaire.
Sa prestation rappelle ce pour quoi Wawrinka a toujours été redouté sur le circuit : une capacité à se transcender dans les moments-clés, une ténacité inaltérée et surtout, ce revers à une main toujours aussi léthal, même à 40 ans.
Un dernier tour avec des ambitions affirmées
À l’aube de cette année 2026, nombreux sont ceux qui auraient imaginé un Wawrinka en mode tournée d’adieu. S’il s’agit bien de son ultime saison sur le circuit ATP, le Suisse envoie un message clair : pas question de jouer le rôle de vétéran sentimental. Il veut rester compétitif.
« J’essaie toujours de me battre, de trouver des solutions », a-t-il déclaré avec lucidité. « Même si c’est ma dernière année, je ne veux pas simplement jouer pour jouer. Je veux être compétitif et essayer de gagner. » (source : ATP Tour).
L’exigence physique du circuit ATP reste, à 40 ans, un défi colossal. Mais Stan s’y prépare depuis des mois, avec un programme centré sur la récupération, l’endurance et la stabilité mentale. Sa saison s’oriente donc comme une campagne de haut niveau, avec un calendrier probablement resserré, mais ciblé sur les événements qui comptent – Grand Chelems, tournois ATP 500 et Masters 1000 où il peut encore créer la surprise.
Avec cette victoire initiale contre Rinderknech, Wawrinka montre qu’il peut rivaliser avec les joueurs du Top 50. Même si le classement ATP ne l’avantage plus (au 31 décembre 2025, il est autour de la 150e place), son expérience et sa science du jeu restent intactes.
Impact sur le circuit et regard des fans
Ce retour au premier plan, même ponctuel, de Stan Wawrinka n’est pas anodin. Pour les fans, il incarne une génération qui s’éteint doucement, celle des « Big Four challengers » capables de bousculer Djokovic, Nadal ou Federer dans leurs meilleures années. Pour les plus jeunes, sa longévité et sa détermination sont sources d’inspiration.
Son impact dépasse le cadre sportif : il est un ambassadeur de ce que le tennis peut offrir de plus noble – combativité, humilité dans la victoire comme dans la défaite. Chaque match de cette saison 2026 sera donc scruté, admiré, disséqué.
Le tableau de l’United Cup 2026 n’en est qu’à ses débuts, mais cette première victoire marque déjà les esprits. Et si la légende helvétique allait plus loin qu’espéré ?
Quoi qu’il advienne, une chose est certaine : Stan Wawrinka ne tirera pas sa révérence dans l’anonymat, mais avec le panache d’un vrai champion.