Novak Djokovic n’en finit plus de repousser les limites. En cette édition 2025 de l’US Open, le Serbe, déjà détenteur de 24 titres du Grand Chelem, avance sereinement vers un possible 25e sacre monumental. Solide et impressionnant face à Jan-Lennard Struff, qu’il a écarté en trois sets nets, Djokovic affiche une forme redoutable à l’aube des quarts de finale où il affrontera l’Américain Taylor Fritz. S’il soulève le trophée dimanche prochain, il deviendra le joueur – hommes et femmes confondus – le plus titré de l’Histoire du tennis en Grand Chelem.
Un quart de finale déterminant face à Taylor Fritz
Djokovic n’en est pas à son premier run spectaculaire en Majeur, mais chaque Grand Chelem renforce désormais un peu plus sa place dans la légende. Ce 25e titre qu’il convoite viendrait le placer devant Margaret Court (24 titres) dans l’histoire du tennis. Mais l’obstacle ne sera pas simple : Taylor Fritz, actuel 10e mondial, joue à domicile et réalise l’un de ses meilleurs tournois en carrière à New York. Le Serbe ne sous-estime pas la menace et garde la tête froide.
En conférence de presse après sa qualification, le Serbe a tenu à modérer l’enthousiasme ambiant : « Si cela pourrait être le plus grand accomplissement de ma carrière ? Oui, mais c’est encore loin. […] Je dois me concentrer sur ce que je dois faire pour gagner mon prochain match, relever mon prochain défi. » (source : Conférence de presse officielle US Open, 2025).
Sa lucidité tranche parfois avec celle d’autres champions focalisés sur les objectifs à long terme. Djokovic, lui, reste fidèle à la démarche qui lui a permis de triompher à New York en 2023 et de dominer le tennis mondial presque sans interruption pendant trois saisons.
Une maîtrise physique et mentale impressionnante
À bientôt 38 ans, Novak Djokovic continue de défier les lois du temps. S’il confesse avoir changé son approche en cours de carrière — plaçant la récupération, la rigueur mentale et la méditation au cœur de sa routine — le résultat parle pour lui-même. Son match contre Struff s’est soldé par un score sans appel : 6-3, 6-4, 6-2. Aucun break concédé, une gestion parfaite des moments importants, et une statistique édifiante : 82 % de points gagnés derrière sa première balle.
Mais plus que les chiffres, Djokovic impressionne par sa capacité à éteindre ses adversaires mentalement. Jan-Lennard Struff, pourtant capable de performances XXL, a paru impuissant. Rien de spectaculaire en apparence, mais une constance clinique qui écrase tout sur son passage.
Quelle portée historique en cas de victoire ?
Si Novak Djokovic remporte l’US Open dimanche prochain, il ne s’agira pas seulement d’un 25e Majeur, mais d’un jalon de plus dans une carrière qui redéfinit l’excellence dans le tennis moderne. Il deviendrait l’unique recordman de titres en Grand Chelem, devant Serena Williams (23), Rafael Nadal (22) et Roger Federer (20), consolidant un peu plus le débat autour du GOAT (Greatest Of All Time).
Son approche mesurée et son humilité dissimulent pourtant une ambition intacte. Djokovic ne joue pas seulement pour gagner : il écrit l’Histoire. Et il le sait.
La suite ? Taylor Fritz reste un test à ne pas sous-estimer, d’autant que l’Américain aura le soutien du public sur l’Arthur Ashe Stadium. Mais si Djokovic conserve ce niveau de jeu, difficile d’imaginer quiconque l’arrêter.
Qu’on soit fan ou pas, assister au sprint final d’un tel monument du sport est une chance pour tous les amoureux de la petite balle jaune.