Wawrinka se confie : entre triomphe à Roland-Garros et défaite fondatrice, les moments clés de sa légende

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par Léo Duvot

Stanislas Wawrinka, l’un des joueurs les plus charismatiques et résilients du circuit ATP, a récemment partagé les souvenirs les plus marquants de sa carrière lors du tournoi de Montpellier 2025. À l’aube de ce qui est officiellement sa dernière saison sur le circuit professionnel, le Suisse revient avec émotion sur les instants décisifs qui ont forgé son empreinte unique dans l’histoire du tennis.

Roland-Garros 2015 : le sommet glorieux de la carrière de Stan

Lorsqu’on évoque la carrière de Stan Wawrinka, difficile de ne pas penser à son incroyable victoire à Roland-Garros en 2015. Ce triomphe face à Novak Djokovic en finale (4-6, 6-4, 6-3, 6-4) a marqué l’apogée du Suisse, inscrivant son nom aux côtés des rares joueurs à avoir remporté trois tournois du Grand Chelem différents. Habillé de son célèbre short à damier, armé d’un revers long de ligne qui a fait trembler les plus grands, Wawrinka a conquis le cœur de Paris avec combativité et panache.

« Gagner Roland-Garros, c’est le rêve de tout joueur », a déclaré le Vaudois avec fierté, à l’occasion d’une interview donnée lors de l’Open Sud de France à Montpellier (source : conférence de presse officielle du tournoi, février 2025). Ce sacre n’était pas un simple tournoi remporté, mais l’aboutissement d’un parcours rouge de passion, de travail acharné et d’une mentalité de guerrier.

Open d’Australie 2013 : une défaite marquante, fondement de sa renaissance

Mais paradoxalement, ce n’est pas cette victoire qui symbolise le moment le plus formateur de sa carrière. Pour Wawrinka, tout a basculé deux ans plus tôt, lors du mythique huitième de finale contre Novak Djokovic à l’Open d’Australie 2013. Ce match, perdu après un combat titanesque de cinq heures (score final : 6-1, 5-7, 4-6, 7-6, 12-10 pour Djokovic), reste, selon lui, l’un de ses plus grands enseignements.

« Les défaites vous aident à progresser et à passer un cap quand on arrive à en tirer du positif. Ce match m’a beaucoup appris », souligne-t-il avec recul. Ce revers fut le déclic mental qui propulsera le Suisse vers une seconde partie de carrière spectaculaire, avec notamment ses trois sacres en Grand Chelem entre 2014 et 2016 (Australie, Roland-Garros et US Open).

Plus qu’un simple coup d’arrêt, cette bataille contre Djokovic a renforcé sa résilience, son endurance mentale et sa vision du jeu face aux cadors du circuit. C’est là que Wawrinka est passé du statut d’excellent joueur à celui de prétendant sérieux aux grands titres.

Un adieu en 2026 : la dernière danse d’un champion atypique

À 39 ans, Stanislas Wawrinka s’apprête à mettre un terme à une carrière exceptionnelle à l’issue de la saison 2026. Véritable esthète du revers à une main, il aura prouvé qu’en persévérant, même dans l’ombre des géants que furent Federer, Nadal, Djokovic et Murray, on peut tracer une voie unique et incroyable.

Sa carrière n’est pas seulement mémorable pour ses titres, mais aussi pour son abnégation. Handicapé par une série de blessures dès 2017, le Vaudois n’a jamais cessé de revenir, multipliant les efforts pour retrouver le niveau exigeant du haut niveau. Ce mental de combattant, forgé dans la douleur et l’expérience, reste une inspiration pour les générations futures.

Une place à part dans le paysage du tennis mondial

Wawrinka n’a jamais été simplement un outsider. Il a été le perturbateur des dominations trop linéaires, celui qui faisait vaciller les titans dans les grands rendez-vous.

Son approche, plus intuitive que mathématique, sa puissance en fond de court, et sa faculté à élever son niveau dans les moments clés font de lui un joueur à part. Annoncé comme futur ambassadeur du tennis suisse une fois sa retraite actée, il continuera probablement à insuffler son amour du jeu aux plus jeunes.

Alors que sa dernière saison s’amorce, chaque tournoi devient une célébration de cet immense parcours. Sur les courts, les fans du monde entier savoureront encore quelques revers somptueux, quelques regards levés au ciel et, surtout, cette aura singulière d’un champion qui n’a jamais cessé de croire.

De Montpellier à Roland-Garros, en passant sûrement par des adieux émouvants ailleurs, le dernier chapitre de Stan s’écrit sous les applaudissements d’un sport qui lui doit tant.

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