Novak Djokovic : La volonté d’un roi, encensée par Patrick Mouratoglou

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par Léo Duvot

À 38 ans, Novak Djokovic semble défier les lois du temps. Engagé dans une quête historique d’un 25e titre du Grand Chelem, le Serbe continue de faire l’unanimité… même chez ceux qui connaissent mieux que quiconque les coulisses de la grande scène tennistique. Patrick Mouratoglou, figure emblématique du coaching mondial, n’a pas tari d’éloges à son sujet. Dans un long message publié sur son profil LinkedIn, l’entraîneur français est revenu sur la dimension historique de Djokovic, et surtout sur ce qui, selon lui, fait du n°1 mondial l’un des plus grands compétiteurs de tous les temps.

Une référence de longévité et de résilience

Malgré sa défaite face à Carlos Alcaraz en demi-finale à l’Open d’Australie 2025, Novak Djokovic reste un monument du tennis contemporain. Avec ses 24 titres en Grand Chelem — record absolu chez les hommes — et plus de 100 trophées en carrière, le Serbe continue d’occuper une place centrale sur le circuit ATP. Et à en croire Patrick Mouratoglou, rien n’indique une chute imminente : « La vraie question n’est pas de savoir s’il peut en gagner un autre, mais s’il le veut vraiment », a-t-il largement souligné sur LinkedIn.

Cette capacité à se recentrer sur l’essentiel, notamment les tournois majeurs, illustre parfaitement le modèle qu’est devenu Djokovic pour la nouvelle génération. L’ex-n°1 mondial priorise depuis plusieurs années les Grand Chelems, en optimisant son calendrier pour arriver au pic de forme sur ces rendez-vous cruciaux.

La force mentale comme arme ultime

Ce qui frappe le plus Mouratoglou, c’est la dimension mentale de Djokovic. Là où beaucoup fléchissent sous la pression, lui s’élève. Le coach qui a conduit Serena Williams vers plusieurs de ses titres majeurs rappelle notamment la finale de l’Open d’Australie 2019 face à Rafael Nadal, un match mythique où Djokovic avait écrasé l’Espagnol en trois sets secs (6-3, 6-2, 6-3). « Novak est entré comme un roi. Quelle aura ! », confie-t-il.

Plus qu’un simple souvenir, cet exemple illustre une constante dans la carrière du Serbe : une capacité à dominer mentalement les plus grands, même sur leurs territoires. « Quand Roger et Rafa régnaient en maîtres, beaucoup pensaient qu’il était impossible de gagner un Grand Chelem. À 19 ans, Novak déclarait déjà : ‘Je vais les battre’ », rappelle Mouratoglou. Une mentalité rare, presque prophétique.

Un modèle pour les nouvelles générations

Si les jeunes stars comme Carlos Alcaraz, Jannik Sinner ou encore Holger Rune brillent désormais sur les grands courts, Mouratoglou estime que Djokovic reste une référence incontournable. Son professionnalisme, sa discipline et sa capacité à gérer les moments de haute tension constituent une source d’inspiration pour quiconque vise l’excellence dans ce sport.

Et même à 38 ans, malgré quelques signes physiques de ralentissement apparent, Djokovic n’a pas dit son dernier mot. Sa participation aux prochains Roland-Garros et Wimbledon est attendue avec impatience, car la perspective d’un 25e Majeur reste tangible. Et tant que « la flamme » est allumée, comme le dit Mouratoglou, il serait imprudent de parier contre lui.

Vers une fin de carrière mythique ?

Le débat sur la fin de carrière de Novak Djokovic est désormais récurrent. Mais à chaque fois que le doute s’installe, le Serbe répond par un fait d’armes retentissant. En 2023, il réalisait le triplé Roland-Garros – US Open – Open d’Australie. En 2024, malgré quelques revers, il est resté dans le Top 3 mondial, preuve de sa régularité stupéfiante.

Loin de vouloir ralentir, Djokovic semble vouloir contrôler son propre récit. Si l’objectif est bien ce 25e titre historique, il le fera à sa manière : avec patience, ambition et cette rage de vaincre qui le caractérise depuis ses débuts. Pour Patrick Mouratoglou comme pour de nombreux observateurs, Djokovic n’est pas simplement un champion — il est le symbole vivant d’un mental d’acier, forgé sur deux décennies de domination.

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