Depuis plus de deux décennies, le débat sur le « GOAT » du tennis masculin fait rage. Faut-il privilégier l’élégance de Federer, la rage de vaincre de Nadal ou l’hégémonie de Djokovic ? En 2025, Boris Becker, l’un des noms les plus respectés du circuit et triple vainqueur de Wimbledon, a tranché : pour lui, le plus grand joueur de tous les temps, c’est Novak Djokovic. Et il ne le dit pas à demi-mot.
Becker choisit Djokovic, sans équivoque
C’est lors du podcast « High Performance » – une émission bien connue au Royaume-Uni pour ses entretiens avec des figures sportives majeures – que Boris Becker a livré son opinion, relayée notamment par Eurosport Espagne. Sa déclaration est sans ambiguïté : « Novak Djokovic est le meilleur joueur de l’histoire, évidemment. » Une affirmation forte, mais qui repose sur des bases solides.
Coach de Djokovic entre 2013 et 2016, Becker connaît mieux que quiconque les ressorts psychologiques et l’exigence du Serbe. Durant leur collaboration, Djokovic était déjà au sommet, remportant six titres du Grand Chelem, dont trois en 2015 (Open d’Australie, Wimbledon et US Open). Leur relation professionnelle fut marquée par une rigueur tactique et mentale, que Becker n’a jamais cessé d’admirer.
Des chiffres qui parlent pour Djokovic
En 2025, Novak Djokovic compte désormais 24 titres du Grand Chelem, établissant un nouveau record dans l’ère Open, surpassant Rafael Nadal (22) et Roger Federer (20). Mais au-delà des Grands Chelems, c’est l’ensemble de son palmarès qui impressionne :
– Il détient le record du nombre de semaines passées en tant que n°1 mondial (plus de 420 semaines).
– Il est le seul joueur à avoir remporté au moins trois fois chacun des quatre tournois majeurs.
– Il est également le seul à avoir gagné tous les Masters 1000 au moins deux fois – un « Career Golden Masters » inédit.
L’argument est donc aussi statistique que symbolique : Djokovic a survolé une époque dominée par les trois plus grands joueurs de l’ère moderne, s’adaptant à chacun de leurs styles et bataillant à tous les âges de sa carrière.
Mais le débat reste ouvert : Federer et Nadal n’ont pas dit leur dernier mot… dans les cœurs
Si l’on parle rigueur et longévité, Djokovic domine le classement. Pourtant, dans l’imaginaire collectif, beaucoup continuent à sacrer Roger Federer, pour son style inégalé, son élégance naturelle et son rôle de pionnier dans l’expansion mondiale du tennis. Quant à Nadal, symbole de l’abnégation et du combat physique, il incarne l’ADN de Roland-Garros avec ses 14 titres parisiens – un exploit qui semble inatteignable.
Ce que rappelle cette prise de position de Boris Becker, c’est que le jugement du GOAT n’est pas qu’affaire de chiffres. Il est aussi émotionnel, générationnel et subjectif. Cependant, il est indéniable qu’en réunissant domination statistique, longévité et polyvalence, Novak Djokovic possède aujourd’hui les arguments les plus solides.
Un héritage déjà immortel
Le débat sur le GOAT ne sera probablement jamais clos. Mais à mesure que les années passent, Djokovic continue de cocher des cases inaccessibles aux autres. À bientôt 38 ans, il reste un concurrent redoutable sur tous les courts, et semble encore capable d’augmenter son record en Grand Chelem.
Pour Boris Becker et de plus en plus de spécialistes, le débat est peut-être en train de basculer définitivement. Sans contester les légendes que sont Federer et Nadal, il semble que Djokovic a réussi, avec une régularité impressionnante et une ambition glaciale, à résister à l’épreuve du temps, pour devenir le visage d’une génération dorée.
Que l’on soit convaincus ou non, Boris Becker vient de relancer un débat qui, en 2025, continue de passionner tous les amoureux de la balle jaune.