Rinderknech et Vacherot visent l’exploit en double à l’Open d’Australie 2026

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par Léo Duvot

À quelques semaines du coup d’envoi de l’Open d’Australie 2026 (12 janvier – 1er février), une annonce attire l’attention des passionnés de tennis : Arthur Rinderknech et Valentin Vacherot, cousins dans la vie et désormais partenaires de doubles redoutés, uniront de nouveau leurs forces sur les courts de Melbourne. Après avoir fait vibrer le public à Shanghai, ils aspirent désormais à déjouer les pronostics en Grand Chelem.

Une complicité naturelle devenue arme tactique

Depuis leurs débuts communs sur le circuit ITF en 2017 en Tunisie, Rinderknech et Vacherot ont patiemment tissé une dynamique de jeu tout aussi efficace que spectaculaire. Leur automatismes sur le terrain ont déjà fait leurs preuves dans plusieurs tournois ATP, notamment à Monte-Carlo en 2024 et 2025 où ils avaient frôlé l’exploit contre des paires expérimentées.

La décision de s’engager ensemble en double à l’Open d’Australie 2026 n’est donc pas un simple clin d’œil familial : c’est un choix stratégique assumé. Capables de passer de la puissance à la finesse en quelques échanges, les deux joueurs savent capitaliser sur leur complémentarité technique et mentale. Là où Rinderknech s’illustre par ses services explosifs et ses volées précises, Vacherot impressionne par sa couverture du terrain et ses retours agressifs.

Shanghai 2025 : la révélation d’un duo sur fond de rivalité

C’est à Shanghai, en octobre 2025, que leur lien a atteint une dimension historique. Malgré leur parcours ensemble en double, les deux hommes se sont affrontés dans une finale inattendue du Masters 1000. Classé alors 204e mondial, Valentin Vacherot est sorti des qualifications pour créer l’un des plus grands exploits de ces dernières années : battre son cousin en finale et devenir, selon les archives de l’ATP, le joueur au classement le plus bas à remporter un Masters 1000 depuis Andrei Chesnokov en 1990. Ce triomphe a également fait de lui le premier Monégasque à soulever un trophée ATP en simple.

Loin d’entamer leur relation, cette confrontation a renforcé leur rivalité positive. « Ce match restera unique dans notre carrière, mais il n’a rien changé à notre confiance l’un envers l’autre en tant que partenaires » a déclaré Rinderknech à L’Équipe après la finale. Le respect mutuel qui les unit est aujourd’hui la pierre angulaire de leur projet en double.

Melbourne 2026 : un défi immense face aux cadors du double

Avec une densité toujours plus forte sur le circuit de double, Rinderknech et Vacherot devront faire face à une concurrence redoutable. Les habituels titans de la discipline – Joe Salisbury et Rajeev Ram, Wesley Koolhof et Neal Skupski, ou encore les frères Sabanov – arriveront avec une expérience et des automatismes éprouvés. Pour les cousins franco-monégasques, la clé résidera dans leur capacité à hausser leur niveau lors des moments décisifs.

Mais l’expérience récente de Shanghai, où la pression n’a jamais semblé atteindre Vacherot, offre des signaux positifs. Capables de s’adapter à n’importe quel style de jeu, les deux joueurs savent que leur principal atout est leur alchimie naturelle, rare dans une discipline où les paires se forment souvent de manière opportuniste.

Un projet à long terme ?

Si leur aventure australienne s’avère concluante, on peut imaginer que Rinderknech et Vacherot envisagent de poursuivre l’expérience en double lors des autres tournois majeurs en 2026, notamment Roland-Garros ou Wimbledon. À l’heure où le double commence à regagner de la visibilité grâce à des duos charismatiques et des formats de matchs plus télévisuels, leur histoire pourrait séduire les amateurs autant que les diffuseurs.

Et qui sait ? Un titre majeur en double pourrait propulser ce tandem inattendu dans la cour des grands et inspirer d’autres associations familiales ou amicales sur le circuit.

Affaire à suivre dès janvier sous le soleil (ou la chaleur parfois extrême) de Melbourne…

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