Stan Wawrinka à 41 ans : pourquoi il n’a toujours pas dit son dernier mot

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par Léo Duvot

À l’aube de ses 41 ans, Stan Wawrinka refuse de raccrocher ses raquettes. Le triple vainqueur en Grand Chelem, aujourd’hui 157e mondial, annonce avec détermination sa participation à l’ATP 250 de Montpellier début février 2026. Une décision qui dépasse le simple retour sur circuit : c’est le symbole d’un compétiteur hors norme qui repousse une fois de plus les limites de l’âge en tennis professionnel.

Wawrinka 2026 : l’ultime défi d’un champion accompli

Quand on évoque Stan Wawrinka, impossible de ne pas penser à ses trois titres du Grand Chelem — à Melbourne en 2014, à Paris en 2015 et à New York en 2016 — conquis en battant successivement des joueurs du Big Four à leur apogée. À bientôt 41 ans, le joueur suisse n’a plus grand-chose à prouver. Et pourtant, le voilà qui annonce ce 11 décembre 2025 son retour à l’Open d’Occitanie de Montpellier (ATP 250), dont l’édition 2026 aura lieu du 1er au 8 février prochain.

Un come-back qui n’est pas anodin. Déjà éloigné du Top 100 depuis longtemps (actuellement classé 157e à l’ATP), Wawrinka espère rallumer l’étincelle dans le Sud de la France. En attendant un éventuel wildcard pour l’Open d’Australie, le Suisse choisit une terre familière pour renouer avec la compétition et offrir, peut-être, une nouvelle étincelle à ses fans.

Professionnel depuis 2002, Wawrinka a connu les blessures, les rechutes, des moments de grâce et des descentes vertigineuses au classement. Mais chez Stan, ce n’est jamais fini. À son palmarès s’ajoutent un titre olympique en double avec Roger Federer (2008), une Coupe Davis remportée en 2014, et ce statut rare de champion capable de résister, voire de faire flancher les meilleurs.

Une annonce qui ravive la flamme chez les fans

C’est sur ses réseaux sociaux que Wawrinka a partagé la nouvelle : « Bonjour à tous, je suis très heureux de vous annoncer que je serai de retour à Montpellier pour l’Open d’Occitanie. J’espère vous voir tous là-bas. À bientôt. » Un message simple, sincère, qui a rapidement enflammé la communauté tennis, nostalgique des coups de génie à une main du « Stanimal ».

De toute évidence, son retour ne vise ni le classement, ni les records. Son objectif semble plus personnel : continuer à ressentir l’adrénaline unique du match, prolonger tant qu’il peut le plaisir de la compétition, et pourquoi pas, bousculer une tête de série sur le circuit ATP. À Montpellier, il retrouvera un tournoi indoor rapide, souvent propice aux surprises. Pour un joueur comme lui, capable d’embraser une salle et de déclencher l’émotion en une frappe, le décor est idéal.

Un avenir incertain, mais une influence durable

L’annonce de Wawrinka interpelle sur la longévité dans le tennis masculin. Alors que les standards de la retraite ne cessent de reculer — en témoigne Novak Djokovic, qui reste compétitif à 37 ans en 2025 —, Wawrinka illustre une autre forme de longévité : celle du guerrier revenu de tout, qui joue pour l’amour pur du jeu.

Sa présence sur le circuit n’est pas anodine non plus pour les jeunes générations. Elle rappelle qu’une carrière peut s’écrire hors des projecteurs du Top 10, mais avec panache. Wawrinka inspire par sa résilience, son courage, son refus d’abandonner face à l’implaccable logique du temps.

Quant à sa probable dernière saison ? Elle n’est encore ni annoncée ni confirmée. Mais Montpellier 2026 pourrait être le début d’un baroud d’honneur, ou qui sait, d’un ultime moment de magie — une victoire inattendue, une semaine où tout s’aligne, comme au bon vieux temps.

Ce retour n’est pas qu’un fait divers pour les nostalgiques : il interroge la place des vétérans en ATP, le rôle des tournois de préparation, et le rapport intime qu’entretient un champion avec la fin de sa carrière. Wawrinka ne joue peut-être plus pour marquer l’histoire, mais il continue d’écrire la sienne. Et ça, c’est inestimable.

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